Jeudi 4 mars 2021

Elevé de terre (Luc 18,31-43)


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Une annonce de la Passion que personne n’arrive à visualiser et la guérison d’un aveugle qui se met à suivre Jésus une fois guéri. Ces deux épisodes lus ensemble résonnent curieusement. Devant le mal et la mort, mais aussi le retour à la vie d’un cadavre, on ne peut que fermer les yeux. L’aveugle a cette réponse étonnante lorsque Jésus lui demande ce qu’il peut faire pour lui: «Maître, fais que je puisse voir de nouveau.» Avait-il été voyant auparavant? Il semble que oui. Mais «de nouveau» pourrait aussi se confondre avec voir en nouveauté, avec étonnement, émerveillement. Voir tant de choses familières comme si c’était la première fois! La nouveauté pour lui, c’est un visage, une personne qu’il regarde bien en face comme un guide. Elle est cette louange qui s’exprime en lui au point d’être contagieuse. La nouveauté, n’est-ce pas l’ordinaire revisité? Le Christ redécouvert? Alors on se prend à écarquiller les yeux à ouvrir grand les pupilles pour ne rien perdre des instants qui passent: «dessiller les paupières». La foi, c’est au final ne pas détourner le regard d’une croix, mais aussi chercher dans la foule des visages la présence du Ressuscité. Il était là, et je ne le voyais pas!

John Ebbutt

Prière: Viens, Saint-Esprit, toi que je ne vois pas et ouvres les yeux. Toi que je n’entends pas et qui déplies les oreilles. Toi que je ne sens pas et qui es source de tout amour. Toi que je ne vois pas, mais toi qui habites le visage du Christ. Que mon regard s’émerveille encore!  

Référence biblique : Luc 18, 31 - 43

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