Mercredi 1 avril 2020

Un repas mystérieux (Marc 14,17-25)


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Un repas d’amitié et de communion, voilà rien de plus naturel. Pourtant, ce repas-là sera celui de tous les mystères: trahison et don se conjuguent sans se mélanger. Quand Jésus annonce que l’un d’eux va le trahir, c’est la stupéfaction. Tous se demandent: «serait-ce moi?» Comme si chacun des disciples doutait de sa fidélité au maître et décelait la possible erreur fatale. Judas n’est pas désigné ici comme le traître, même si c’est déjà mentionné en 3,19. La pire trahison est celle qui arrive par un proche en qui on a placé sa confiance et qui la rompt. La tristesse envahit les disciples, car la relation aura besoin d’être revisitée et rétablie à nouveau. Jésus le fera par le geste du pain et du vin. Pendant le repas du Seder durant lequel les juifs se remémorent la libération d’Egypte, Jésus introduit un sens nouveau en tendant le pain et en offrant ces paroles surprenantes: ceci est mon corps. Imaginez un instant la surprise des disciples. De quoi parle-t-il? Il est présent de corps et nous l’offre en même temps? Quel sens ce geste a-t-il eu pour eux sur le moment? Ceci est mon sang: le sang versé de la violence humaine devient don. Quoi? Jésus anticipe la croix qui manque totalement de sens en tant que supplice. Il montre ainsi que sa vie, il la donne et on ne la lui prend pas. Il assume pour nous cette violence destructrice qui pourrait faire disparaître l’humain à tout jamais. Par don, par amour.

Jean Biondina

Prière: Merci pour le don de ta vie, Seigneur, qui m’aide à prendre conscience de mes défaillances et me fait quand même espérer.

Référence biblique : Marc 14, 17 - 25

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